Vincent ou la Vraie Vie
"Le film de Pialat m'avait profondément marqué. D'abord, je m'étais dit: pour moi, Van Gogh, c'est pas Dutronc, c'est deux vies aux antipodes l'une de l'autre!"
(...)"Mais au-delà du jeu des personnages, il y avait l'appréhension de découvrir l'homme, réduit à l'état de monstre sacré par le regard des générations futures, au présent tellement ordinaire, si banal et si ignoré, bien que rongé par une passion intérieure, pareil à tant d'autres de son temps, qui sont restés des inconnus. C'est sûr, ce mec-là ne savait pas qu'il était Van Gogh, d'ailleurs, il s'en foutait pas mal parce qu'il y avait autre chose, quelque chose de bien plus grave que ça: il savait qu'il était passé à côté de la vraie vie..."